Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
/ / /

 

Voici quelques articles parus dans le journal OUEST-FRANCE. Leur lecture montre qu'il y a parfois un manque de savoir faire et d'équipements pour mener à bien la récupération d'un membre de l'équipage tombé à la mer. Le présent blog est présenté pour tenter de remédier à ces lacunes.


(ces articles sont classés du plus récent n° 14, au plus ancien n° 1)

 

Les passages montrant la difficulté de remontée à bord sont repérés en rouge.

 


 

14 - Un ligneur d'Audierne retourné par une lame

 

Le patron pêcheur, tombé à l'eau, a été sauvé par un collègue qui naviguait à ses côtés, hier, au nord d'Ouessant où il péchait le bar à la traine. Il témoigne.

 

"J'étais à l'arrière de mon bateau. C'est une déferlante qui est arrivée par l'arrière bâbord. Ca a monté, a monté, jusqu'à 4.5 m et ça a crevé sur l'arrière ! " Jean-Marc Guicher, patron du ligneur Chimère à Audierne (Finistère), mesurait hier après-midi la chance qu'il avait eue quelques heures plus tôt. "J'ai été projeté à l'eau..."


Edouard Michelin en 2006

 

Jean-Marc Guilcher poursuit : "J'étais dans l'écume. J'ai vu l'étrave du Sphinx arriver droit sur moi ! " Malgrè les vagues, Pascal a réussi à agripper Jean-Marc. "Ca n'a pas été facile : je fais 1.90 m et 120 kg! Mais j'étais conscient et je l'ai aidé à me hisser à bord."

Jean-Marc Guilcher a été sauvé aussi parce qu'il avait son VFI, un vêtement à flottabilité intégrée. "J'ai eu peur, avoue-t-il. C'est la première fois que ça m'arrive. Heureusement, on pêche tout le temps en binôme." Il est resté peu de temps dans l'eau. Le Sphinx a mis cap immédiatement après vers la côte. La Chimère, elle, a disparu.

La pêche au bar à la traine se pratique seul sur une petite unité de 9-10 m. Une pêche dangereuse, car le bar affectionne particulièrement les zones de très forts courants, comme le raz de Sein ou les abords de l'île Keller, au nord de l'île d'Ouessant.

On se souvient qu'en 2006, Edouard Michelin, le PDG du numéro un mondial des pneumatiques, avait péri avec un patron pêcheur lors d'une sortie à la pêche au bar sur un ligneur d'Audierne.

"Si j'avais été seul...."

Jean-Marc Guilchert, 43 ans et pêcheur depuis l'âge de ses 16 ans, ne pense pas avoir pris plus de risques que d'habitude. "C'était pas super, super, mais on sort avec plus mauvais..." Hier matin, la mer était forte, avec un vent de noroit de 25 noeuds  (45 km/h) qui est monté en puissance.

"Ce qui m'inquiète c'est que l'émetteur intégré au VFI, qui donne l'alerte à tous les autres si on tombe à l'eau, n'a pas fonctionné, conclut le pêcheur. Et la balise de la Chimère s'est déclenchée plus de deux heures après. Je me dis que si j'avais été seul..."

 

             Yannick GUERIN

avec Ludovic LE SIGNOR;




à compléter

 

13 - Mort d'un marin de Concarneau : le capitaine jugé

En mai 2008, le chalutier concarnois Le Tourmalet est au large des iles Scilly, dans la mer celtique. Un jeune marin de 25 ans tombe à l'eau alors qu'il effectue une manoeuvre de câblage à l'arrière du pont. Malgré plusieurs tentatives, ses collègues d'équipage ne réussissent pas à le sauver. Son corps ne sera jamais retrouvé. Hier, le capitaine du navire de 34 mètres était à la barre du tribunal de Quimper, poursuivi pour homicide involontaire. Au moment des faits, la victime ne portait pas de gilet de sauvetage. Le procureur a requis six mois de prison avec sursis, évoquant le "laxisme" du capitaine. La défense réfute bien sûr cet argument : "Aucun élément ne peut affirmer que le marin aurait été sauvé s'il avait eu son gilet." Le jugement sera rendu le 25 octobre.

 

Ouest-france du vendredi 28 septembre 2012

 

Mort du marin concarnois : le capitaine jugé coupable

 

Le capitaine du chalutier concarnois le Tourmalet a été jugé coupable d'homicide involontaire après la mort d'un marin de 25 ans. Le tribunal correctionnel de Quimper l'a condamné à une peine de dix-huit mois de prison avec sursis, assortis de 10 000 € d'amende et 77 000 € de dommages et intérêts pour la famille de Jérémy Marteau, le marin disparu. Les faits remontent à mai 2008. Le chalutier se trouve alors au large des îles Scilly, dans la mer celtique. Le jeune marin tombe à l'eau lors d'une manoeuvre. Malgrè plusieurs tentatives, ses collèques d'équipage ne réussissent pas à le sauver. Son corps n'a pas été retrouvé. Le procureur avait requis six mois de prison avec sursis lors de l'audience du 27 septembre dernier.

 

Ouest-France du vendredi 28 octobre 2012.

 

12 - Deux accidents dans le même journal !! (Lundi 3 Octobre 2011)

 

Un Vannetais tombe du bateau et se noie au Croisic

 

Une sortie en mer entre amis a viré au drame, ce week-end, au Croisic (Loire Atlantique). En pleine nuit, un homme de 48 ans, domicilié à Vannes, est tombé d'un voilier qui se trouvait au mouillage près de la pointe de Pen Bron. Vers 1h30 dimanche matin, ses deux équipiers à bord du bateau ont vu la victime couler à pic et ont rapidement prévenu les secours. D'importants moyens ont alors été mis en oeuvre dans la nuit. En vain. Après avoir été suspendus à 5 h du matin, les recherches ont repris, hier, sur une zone élargie. Le corps de la victime a finalement été retrouvé hier après-midi aux environs de 15 h 30, par l'hélicoptère de la gendarmerie. Il se trouvait à proximité de son lieu de chute, près du voilier. L'enquête pour connaître les circonstances exactes du drame a été confiée à la gendarmerie du Croisic.

 

Ouest-France du 3 octobre 2011

 


 

11

 

Un pêcheur plaisancier noyé à Saint Guénolé

 

Samedi, vers 19h20, le corps d'un plaisancier de 75 ans a été retrouvé à l'entrée du port de Saint-Guénolé (Finistère). Cet ancien marin-pêcheur, domicilié à Saint-Guénolé-Penmarch, était parti vers 15 h pour une sortie en mer à bord de son bateau de pêche-promenade et c'est son épouse inquiète qui a alerté les secours vers 19 h (dimanche Ouest-France). Un quart d'heure après l'alerte, les pompiers embarqués sur un bateau léger de sauvetage ont retrouvé le corps d'Albert Buhannic. Il portait un vêtement à flottabilité intégrée.

 

Ouest-France du 3 octobre 2011

 


10

 

Le plaisancier chute à la mer et se noie

 

Paul Maguer, un employé de banque de 57 ans, a chuté d'une vedette de 6 m, jeudi vers 22 h 15, à Guidel (Morbihan). C'est le proprétaire du bateau qui a donné l'alerte. Les deux hommes rentraient d'une journée de pêche à Groix quand leur bateau a été balancé par une vague déferlante.

D'importants moyens de sauvetage ont été déployés : plongeurs, vedette SNSM, patrouilles terrestres de pompiers et gendarmes. C'est l'une d'elles qui a découvert le corps du pêcheur plaisancier, à 0 h 30, sur une plage proche du lieu du drame. Selon les secours, l'homme ne portait pas de vêtement flottant. La victime, originaires du Nord inistère, demeurait à Binic.

 

Ouest-France du 162 Octobre 2011.


9

 

Un plaisancier se noie dans le Golfe du Morbihan

Dimanche après-midi, la mer était bien formée dans le golfe du Morbihan sous l'effet du vent. C'est sans doute la raison pour laquelle un plaisancier, qui rentrait d'une sortie au large, n'est pas parvenu à accrocher son mouillage, vers 12 h 30, dans le petit port du Logeo, à Sarzeau. Il est alors passé par dessus bord sans que ses deux équipiers s'en aperçoivent tout de suite. Alourdi par ses vêtements et surtout par ses bottes, il n'a pu être repêché par ses collègues quand ceux-ci l'ont découvert luttant dans l'eau très froide. Emporté par le courant, cet habitant de Versailles, âgé de 44 ans, venu passer le week-end dans le Golfe du Morbihan, a été retrouvé noyé une demi-heure plus tard par les pompiers. Il avait dérivé sur plusieurs centaines de mètres.

Ouest France du Lundi 8 mars 2010.



8

Un marin disparait au large de Barfleur (Manche)

Maxime Cleret, un marin de 24 ans, est tombé à la mer, samedi vers
13 h, à 45 km à l'est de Barfleur. Il naviguait sur un fileyeur de 16 m, le Presqu'île, basé à Saint-Vaast-la-Hougue (Manche). Malgré des conditions météorologiques jugées " assez bonnes " par la préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord, l'important dispositif aérien et maritime n'a pas permis de le retrouver. " La température de l'eau, estimée à 7°, ne laisse pas d'espoir de retrouver l'homme en vie ", déclarait samedi la préfecture maritime. Les recherches dirigées ont été interrompues ce même jour à 17 h. Six hommes se trouvaient à bord du Presqu'île.

Ouest France du Lundi 22 février 2010.



7

Deux marins disparaissent au large d'Ouessant

Le drame est arrivé hier, à bord d'un chalutier du Guilvinec. Un pêcheur est tombé à la mer. Son collègue a plongé pour le secourir. Les recherches se sont poursuivies dans la nuit.

"Je ne sais pas quoi dire. Je ne sais pas ce qui s'est passé. C'est affreux." Serge Leroux, patron pêcheur, a pris connaissance, hier soir, en revenant du port de Guilvinec (Finistèrre), du drame survenu à bord du Bara'mann. Ce chalutier de 24 m était sorti depuis plusieurs jours et se trouvait en pêche au moment du drame, hier, en Manche, à 80 km au nord-ouest d'Ouessant.
Il était 12 h 05 quand Bruno Nédelec, 50 ans, de Loctudy, est tombé à la mer pendant une manoeuvre du chalut. Un second marin, Stéphane Le Page, 41 ans, de Camaret, s'est jeté à l'eau pour lui porter secours.
"Je voudrais saluer le courage du marin qui a voulu sauver son collègue", commente Robert Bouguéon, le président du Comité local des pêches.
L'alerte a immédiatement été donnée par l'équipage du chalutier. Le Centre régional opérationnel de surveillance et de secours Corsen a déployé d'importants nmoyens : trois hélicoptères de la Marine nationale et un avion de recherches de Lann Bihoué. Une dizaine de chalutier et deux navires de commerce ont sillonné la zone tout l'après-midi. Mais hier, à 19 h, les deux hommes n'avaient pas été retrouvés.

Un arment sérieux

"Les recherches aériennes ont pris
fin à la tombée de la nuit. Une enquête a été ouverte", commente, à la préfecture maritime, le capitaine de frégate Marc Gander. Recherches auxquelles le Bara'mann participait aussi. Construit en 1988, ce chalutier fait partie des onze unités du même gabarit de l'Armement bigouden.
Les responsables de l'armement sont d'autant plus peinés que, théoriquement, les équipements flottants sont obligatoires au travail sur le pont des bateaux de la flotte. "Des vêtments équipés d'une partie gonflable automatiquement au contact de l'eau", précise Soizick Le Gall-Palmer, gérante. "Sur certains chalutiers, leur usage est automatique. Sur d'autres, c'est toujours plus difficile à faire admettre."
L'un des marins accidentés, le premier tombé à la mer, avait l'habitude de porter ce vêtement flottant. "Pour une fois, il ne l'avait pas mis."
Un drame pour l'Armement bigouden réputé pour son sérieux dans tous les domaines. La gérante confirme : "Depuis que je suis entrée dans la société en 1985, je n'ai pas souvenir que nous ayions jamais eu à déplorer de perte humaine. C'est la première fois."
                                                                      Corinne ARGENTINI
                                                         avec Raymond COSQUERIC

Ouest France du 12 février 2010



Recherches vaines pour les marins du Bara Mann

 

Les deux hommes se sont noyés jeudi vers midi au large d'Ouessant. L'un d'eux effectuait sa première marée à bord du chalutier. Il a sauté pour secourir son collègue. En vain.

Hier, les recherches ont repris en Manche pour retrouver les deux marins du chalutier guiviniste Bara Mann, tombés à la mer pendant une manoeuvre du chalut jeudi vers midi. En vain.

Après avoir passé la nuit à pêcher, plusieurs chalutiers sont revenus sur la zone de l'accident au Nord-ouest d'Ouessant. Opérationnels dès le lever du jour , l'avion des Douanes et l'hélicoptère de la base de Lanvéoc ont quadrillé la zone jusqu'à 11 .

Les chances de retrouver les deux hommes étaient minces : ils ne portaient pas leur vêtement à flottabilité intégrée et, au fil des heures, avec le courant, la zone à couvrir était de plus en plus large.


« Il a suivi son instinct »


Le scénario du drame est confirmé par Jean-Marc Nédelec, un membre de l’équipage. « Bruno Nédelec a glissé de l’arrière du bateau après la remontée du chalut et Stéphane Le Page a sauté de l’avant pour tenter de le récupérer. » dans une mer froide et agitée, les deux hommes se sont accrochés aux bouées de sauvetage pendant que le bateau faisait demi-tour. Mais, épuisés, ils n’ont pas pu être remontés par l’équipage, a expliqué le procureur de Quimper.

Marié, père de deux enfants, Bruno Nédelec  (50 ans) travaillait depuis deux ans et demi pour l’armement propriétaire du bateau. Célibataire, Stéphane Le Page (41 ans), domicilié au Guilvinec, remplaçait un membre de l’équipage et embarquait pour la première fois à bord du Bara Mann.

 « Ca a été un choc pour moi », commente André Le Berre, le président du Comité régional des pêches. « Stéphane a travaillé trois ans avec moi il y a quinze ans. C’était quelqu’un de sympa, très attachant. Il a suivi son instinct. »

Hier au Guilvinec, l’émotion était palpable sur le pont du bateau. Les gendarmes maritimes effectuaient leurs constatations, après avoir entendu les trois autres hommes de l’équipage dès 8 h 30. A 11 h, visages fermés, les traits tirés par une nuit sans sommeil, Jean-Marc Nédelec et Laurent Moullac, de l’Armement bigouden, sortent un dernier sac du chalutier.

« On sait quand on part, on sait pas jamais si on reviendra » commente un jeune marin, qui a fait ses premières marées sur le Bara Mann.


                                                                                                            Corinne ARGENTINI

Ouest France du 13-14 février 2010.

__

Les marins du Bara Mann restent in trouvables

Les recherches n'ont toujours pas permis de retrouver les corps des deux marins du Bara Mann tombés à la mer, jeudi, pendant une manoeuvre. L'audition, par les gendarmes maritimes, des trois autres membres de l'équipage, rentrés au port hier matin, a apporté des éléments sur le déroulement du drame. Un premier marin a glissé à l'arrière et un collègue a sauté à l'eau pour le secourir. Les naufragés sont parvenus à s'accrocher aux bouées de sauvetage que l'équipage leur a jetées. Dans une mer froide et agitée, ils se sont épuisés pendant que le bateau faisait demi-tour et revenait vers eux. L'équipage n'est pas parvenu à les remonter à bord.

Ouest France du 13-14 février 2010.


6

"J'ai sauvé mon fils, il portait son gilet"

Le jeune matelot de Lorient est tombé par dessus bord, hier au large de Groix. Il avait revêtu un vêtement de travail à flottabilité intégrée, le fameux VFI.


"Je le dis , porter le gilet, c'est indispensable !" Jacky Sommesous, 44 ans, patron de l'Atout II, à Lorient, est encore sous le choc. Mais "ça va". Car son fiston, Julian, 18 ans, s'en est sorti sain et sauf.

Hier, vers 13 heures, l'équipage du fileyeur de 9.90 m relève ses filets "dans le sud de la bouée du Chat", à 4 miles (7.5 km) de l'ile de Groix. Au menu, dorade, lieu, araignée, sole.
Tout à coup, comme cela peut survenir lors d'une manoeuvre, un bout de filet se coince dans le vire-filet hydraulique, positionné sur la lisse bâbord du bateau. "Julian a voulu débloquer l'engin. Il est monté sur la table en alu et il a glissé. Peut-être sur un petite fuite d'huile", raconte le patron de l'Atout II
.

Le bras transpercé

Dans sa chute par dessus bord, le jeune matelot tente de s'agripper à une gaffe. Hélas, la perche en bois casse et vient se planter à travers l'avant bras du marin, tel un poignard. "Le bras a été transpercé, mais rien de vital n'a été touché, ni un nerf ni une veine." Le papa et patron a surgi de la passerelle et a rattrapé son gamin et matelot in extremis. Je l'ai repris par le bout de la gaffe..." Julian portait son gilet de sauvetage. Une sorte de veste matelassée flottante. C'est un vêtement de travail à flottabilité intégrée, un VFI comme on dit sur la côte. Le port en est obligatoire depuis trois ans. Mais seulement "un marin sur cinq le revêt", déclarait encore récemment Georges Tourret, président de l'Institut Maritime de Prévention à Lorient.
Jacky Sommesous en était déjà convaincu. Patron pêcheur, il a "la responsabilité de l'équipage" fils ou pas à bord. C'est dans cet esprit aussi qu'il a conçu son bateau neuf. L'Atout II, livré cet été, est spacieux et dispose d'un poste d'équipage confortable. De bonnes conditions de travail participent à la sécurité en mer.
Le jeune naufragé a passé "cinq minutes" dans "une eau à 9° maximum", "Ca n'a pas été facile de le remonter à bord, le bateau est haut sur l'eau et il y avait un petit clapot de 1 m à 1.5 m. Sans son gilet, Julian, avec son ciré, ses bottes, les polaires qu'on met ces temps ci, il partait au fond, le fiston...", explique le papa, soulagé. Dès le retour au port, Julian a été hospitalisé.
Au Crossa Etel aussi, on applaudit, Lundi, ce sont quatre techniciens des Phares et Balises qui ont été sauvés grâce à leur VFI. Ils étaient tombés à l'eau au large du Croisic.
                         
                                                                                                                Charles JOSSE

Ouest France du 10.02.2010



 

5

La mère tombe du voilier et se noie

 

Un dramatique accident de mer s’est produit, hier après-midi, en baie de Quiberon, à bord du bateau qui transportait une famille.

 

Lundi, vers 13 h 30, un drame s’est produit à bord d’un voilier de 10 m, le Yasoel II , qui navigue en baie de Quiberon (Morbihan) L’équipage est composé d’une famille, le père et la mère, âgée d’une cinquantaine d’années, et leurs deux enfants, un garçon de 10 ans et une fillette. Leur bateau est immatriculé au quartier d’Auray.

Pour des raisons encore inconnues, la femme bascule à la mer. Veut-elle récupérer son  enfant qui lui aussi serait tombé à l’eau ? Le bateau a-t-il talonné ou a-t-il été victime d’une secousse ? Les conditions de mer sont difficiles. Il y a du vent et de la houle. Le père de famille tente de porter secours à sa femme et à son enfant. Il réussit à les remonter à bord. Mais la femme est inconsciente.

Après avoir contacté les secours, le navigateur est mis en lien avec un médecin régulateur de Brest, spécialisé dans ce genre d’accident. Il constate à distance le décès de la femme. Le centre de secours décide d’envoyer le bateau SNSM de Quiberon porter assistance au voilier. Pendant une trentaine de minutes, la famille endeuillée a attendu les secours. La SNSM et les gendarmes maritimes ont escorté le voilier jusqu‘à Port-Maria, le port principal de Quiberon. Le corps de la femme a été transporté à Lorient pour une autopsie. Une enquête a été ouverte.

 

Ouest-France du mardi 28 juillet 2009.

 



4


Un marin pêcheur tombé à la mer décède

 

Un marin pêcheur de 49 ans est mort, hier midi, après être tombé du bateau de pêche sur lequel il travaillait en mer, au large de Saint Quay-Portrieux (Côtes d’Armor).

 

L’équipage du Boréal était sur le point de rentrer, hier, peu après 11 h 30, après une matinée de pêche à la crépidule et à la coquille au large de Saint-Quay-Portrieux. Le chalutier immatriculé à Saint Brieuc se trouve à deux milles nautiques du rivage, à l’ouest de la tourelle de la Madeux, quand le patron du bateau voit son matelot tomber à l’eau. Il était en train de relever une drague et venait de se pencher pour ouvrir le panier.

 

Secouru avec l’aide d’un autre chalutier

 

Jean-René Boivin lance un appel de détresse et se précipite pour remonter à bord Albert Guérin, son matelot qui demeure à Lantic. Avec l’aide du Gwenn Er Minig, un autre chalutier, il réussit à le hisser dans le bateau, mais le pêcheur est inconscient.

 

La vedette de la SNSM de Saint-Quay-Portrieux arrive très vite sur les lieux de l’accident. « Parmi notre équipage, nous avions un infirmier sapeur-pompier qui a tenté de ranimer la victime, tandis que le bateau rentrait au port. Nous travaillons ensemble pour gagner des minutes qui peuvent s’avérer précieuses. Nous avons fait ce que nous avons pu », indique William Abbest , président de la station locale de la SNSM.

 

Pris en charge par une équipe du secours médical d’urgence à Saint-Quay-Portrieux, Albert Guérin n’a pas pu être ranimé. En état de choc, le patron du bateau a été conduit à l’hôpital de Saint-Brieuc, avant l’ouverture officielle de la pêche à la coquille saint-jacques, lundi matin.

 

Permanence pendant la pêche à la coquille

 

La coquille étant une pêche dangereuse, parce que très rapide, en raison des quotas horaires auxquels doivent se plier les pêcheurs, les bénévoles de la SNSM et pompiers du pôle nautique de Saint-Quay-Portrieux assureront une permanence pendant toute la saison, afin d’être prêts à appareiller en cas d’accident.

 

Marie-Claudine CHAUPITRE.

 

Ouest-France du vendredi 26 octobre 2007.

 

D’après des renseignements fournis par la SNSM, la victime est restée 20 minutes dans l’eau.

 


3


Un plaisancier se noie au large de Saint Cast

 

Un plaisancier d’une cinquantaine d’années est mort noyé hier, après être tombé d’un voilier, dans la baie de Saint Cast. L’alerte a été donnée vers 17 heures. Le Cross Corsen a immédiatement engagé sur zone l’hélicoptère de la Protection Civile de Granville. Quand ils sont arrivés sur zone, l’homme avait déjà été repêché à 3 km au large par des plaisanciers, qui participaient aux recherches. L’homme a été hélitreuillé jusqu’au sémaphore de Saint Cast. Dépêchés sur place, les médecins du SAMU ne sont pas parvenus à le réanimer.

 

Ouest France du 20 juillet 2007


Noyade à Saint Cast : la victime identifiée

 

Le plaisancier d’une soixantaine d’années mort noyé jeudi, en baie de Saint Cast était originaire de Trégueux, dans les Côtes d’Armor. Il s’agit de M. André Penhouët, 64 ans. La victime a chuté à l’avant du voilier de son frère, en voulant, semble-t-il, dérouler le spi. Son frère n’est pas parvenu à le repêcher, le bateau continuant sa progression.

 

Ouest France des 21-22 juillet 2007

 


 

Saint Cast : « j’ai tout fait pour récupérer mon frère »

 

Louis Penhouët, le frère d’André Penhouët, l’homme décédé au large de Saint Cast du Guildo jeudi soir après être tombé à la mer, tient à préciser : « j’étais à l’arrière du voilier quand mon frère est tombé à l’eau. J’ai immédiatement arrêté le bateau. J’ai fait demi-tour au moteur et j’ai alerté les secours par radio. En arrivant à hauteur de mon frère, j’ai tenté à deux reprises de le remonter à bord à l’aide de deux gaffes qui ont toutes les deux cassé. Des plaisanciers sont arrivés très vite et ont réussi à le repêcher. Deux secouristes ont ensuite pratiqué des massages cardiaques. Devant l’urgence, l’hélicoptère a été appelé en renfort pour transporter mon frère au sémaphore de Saint Cast le Guildo. Il était malheureusement trop tard.»

 

 

Ouest France du 23 juillet 2007


  2

 

Une plaisancière secourue en Rance

 

Le skipper a eu le bon reflexe d’affaler sa grand voile et de tirer ses fusées de détresse : jeudi vers 22 h 40, voyant qu’il ne parvenait pas à remonter à bord sa compagne tombée de leur voilier de 8 m, il a déclenché les secours près du barrage de la Rance, à côté de la Richardais (Ille et Vilaine). Gênée et alourdie par ses vêtements, elle a séjourné environ 15 minutes dans l’eau. Le canot SNSM de Saint Suliac, avec deux médecins à son bord, et les canots des pompiers de Dinard et Saint Malo ont secouru la victime, une femme d’une cinquantaine d’années, qui, très choquée, a été conduite pour examen à l’hôpital de Saint Malo.

 

Ouest France du 14-15 juillet 2007

 


 

 

1

Voilier démâté : une femme disparue


   LORIENT.-  Mercredi, 16h30, à près de 300 Km au large de Brest, le voilier Ville de Concarneau est victime d'un démâtage. Il participe à la 6e édition de Route des Hortensias, une course à la voile entre Etel (Morbihan), les Açores et Concarneau (Finistère).

   Le skipper Patrick Varési et les quatre membres d'équipage, Chantal Bernard, Anne Millot, Georges Noga et Bernard Guichard, sous grément de fortune mettent le cap, au moteur, vers Concarneau. Un message de détresse est envoyé. A 18h20, un avion de la marine nationale décolle de Lorient. "Les conditions météorologiques étaient difficiles avec des creux de 6 à 7  m et des rafales de vent de 110km/h, explique Sylvain Le Berre, à la Préfecture maritime de Brest. Dans un premier temps, l'équipage a refusé l'hélitreuillage car il pensait être en mesure de poursuivre sa route."

   Peu après 21h, à la demande du Préfet maritime, les organisateurs de la course conseillent à l'équipage d'évacuer. A 23h08, un hélicoptère de la marine tente un hélitreuillage. Un plongeur est déposé sur le voilier. Un incident technique sur le treuil ne permet pas l'évacuation.

   L'hélicoptère rentre réparer à la base de Lanvéoc. A 2h07, un cargo allemand qui s'est dérouté,  signale qu'un des membres d'équipage vient de tomber à la mer. Il s'agit de Chantal Bernard, 48 ans, infirmière au centre hospitalier de Bretagne Sud à Lorient. Alors que l'hélicoptère revenait, elle aurait détaché son harnais pour descendre dans l'habitacle chercher ses papiers. Au retour , une grosse vague l'a jetée à la mer. Ses quatre équipiers et le plongeur de la marine, ont tenté de la repêcher. Ils parviennent à l'accrocher, inconsciente, mais alors qu'ils tentent de la remonter à bord, son gilet de sauvetage se rompt. Elle disparait. Son corps a été retrouvé, hier vers 10h, par le cargo allemand . Quant aux quatre membres d'équipage, ils ont atterri à Lanvéoc à 4h57, choqués, mais sains et saufs.


Nicolas CARNEC

 

Ouest France du 19.07.2001

 

Partager cette page

bernard chimède

Présentation

Recherche

Liens